Risques et limites
Rats et souris : pourquoi ne pas attendre, et pourquoi les appâts seuls ne suffisent pas
Les rongeurs abîment les installations et peuvent transmettre des maladies ; un traitement improvisé, lui, expose surtout les enfants et les animaux domestiques aux produits sans régler la cause : l’accès au bâtiment.
Risque sanitaire
L’urine des rats peut transmettre la leptospirose, une maladie bactérienne qui se contracte quand une plaie ou une muqueuse entre en contact avec cette urine, ou avec une eau douce ou une terre humide qu’elle a souillée. Santé publique France compte environ 600 cas par an en métropole. Les rongeurs souillent aussi les aliments qu’ils touchent : ne manipulez jamais crottes ou cadavres sans gants.
Dégâts matériels
Câbles électriques rongés (risque de court-circuit), isolants souillés, gaines percées, denrées perdues. Dans un commerce alimentaire, la présence de rongeurs met en cause l’hygiène des locaux.
Une population qui se renouvelle
Le rat noir a 3 à 5 portées par an selon l’Office français de la biodiversité. Trouver des jeunes ou voir des rongeurs en plein jour indique en général une population installée qui se reproduit sur place.
Appâts empoisonnés mal utilisés
Les raticides sont des produits biocides. Entre 2020 et 2024, les centres antipoison ont recensé 1 664 personnes exposées aux rodenticides ; parmi les cas dont l’âge est connu, plus de 7 sur 10 concernaient des enfants de moins de 15 ans (Anses). Hors d’une boîte sécurisée, un appât peut aussi être consommé par un chien, un chat ou la faune sauvage, et un rongeur empoisonné peut mourir dans une cloison.
Le vrai problème : les entrées
Tant que les passages restent ouverts (trous autour des canalisations, bouches d’aération sans grille, bas de porte, toiture), de nouveaux rongeurs reviennent. Une dératisation sérieuse inclut ce repérage.